La commune de La Robine a développé une occupation humaine dès l’antiquité. Des traces humaines sont même répertoriées à l’époque romaine.
La Robine n’est pas très peuplée à l’époque médiévale, on y dénombre seulement 19 feux.
Le maximum sera atteint au XVIIe siècle quand on atteint plus de 50 maisons. En 1851, la population compte 189 habitants répartie sur les différents hameaux. Puis la population diminue peu à peu.
De nombreux habitants cultivent en plus de leurs terres, de la vigne. Au XVIIe siècle le village possède des artisans : maréchal ferrant, menuisiers, une fabrique de tuiles…Les habitants élèvent des bêtes, on compte au début du 19e siècle plus de 300 brebis, des chèvres, des ânes et juments, 12 porcs et 10 bœufs.
La Robine est un fief du Comte de Provence au XIIIe siècle.
Au début du siècle suivant, plusieurs coseigneurs prêtent hommage : Boniface Apérioculos, Barras Auribeau, Guibert Lambert, Bertrand Jourdan.
Les Barras sont les principaux seigneurs du XIVe au XVIe siècle. La seigneurie passe à une nouvelle famille, les Rascas au XVIIe siècle. Les Thoron succéderont aux Rascas par alliance puis héritage au XVIIIe siècle et resteront propriétaires de biens jusqu’à l’époque contemporaine.
En 1732, le village possède un moulin à huile et un pressoir au plus haut du quartier du Forest. La maison d’école a été édifiée au second empire (vers 1863).
En Haute-Provence, sous l’Ancien Régime, les pigeonniers ne faisaient pas l’objet de privilèges seigneuriaux. C’est sans doute pour cette raison qu’ils sont si nombreux. Ces constructions étaient soit incluses au logement ou à la grange, soit indépendantes.
La commune doit son nom au sol fait d'un schiste tendre se délitant progressivement ("Roubina" en provençal). Ses habitants sont appelés les Robinois. La commune est traversée par la Galabre, affluent droit du Bès, lui-même affluent droit de la Bléone.
La commune est constituée par la fusion en 1973 des communes d’Ainac, de Lambert, de La Robine et de Tanaron. La localité est citée au XIIIe siècle, elle appartenait alors à la seigneurie des Barras.
Le village de la Robine s’étend en longueur sur 4 hameaux: Le Forest, Le Clouet, Le Château et Les Lauzes du Villard.
La Robine est une communauté rurbaine, banlieue de Digne puisque la plupart des habitants travaillent sur Digne ou sur les villes environnantes.
La première conséquence de ce fait, fut la fermeture de l’école en 1999.
Aujourd’hui, le village continue de se bâtir et de se peupler. Le nombre d’habitants est de 317 dont environ 85 enfants de moins de 18 ans.
CAZERES (Janine), Chroniques de Haute Provence, 357.